Cette formation a mobilisé des expert·es du monde entier, venu·es pour partager leurs connaissances. Deux objectifs principaux d’apprentissage : comment utiliser un échographe manuel pour détecter les signes précoces d’un saignement articulaire, et comment injecter un agent de synovectomie chimique dans l’articulation. Quatorze professionnel·les de santé ont participé, provenant de l’hôpital national pédiatrique de Phnom Penh (Cambodge), du Rumah Sakit Nasional Dr. Cipto Mangunkusumo de Jakarta (Indonésie), de l’hôpital général central Hasan Sadikin de Bandung (Indonésie), de l’hôpital pour enfants de Yangon à Naypyidaw (Myanmar), de l’hôpital universitaire de Santo Tomas à Manille (Philippines), du Centre d’hémophilie Mindanao de Davao (Philippines), du Centre médical des Philippines du sud de Davao (Philippines), et de l’hôpital universitaire de Hanoï (Vietnam).
L’une des expertes présentes était Cindy Bailey, responsable de la kinésithérapie et de l’ergothérapie au L.A. Orthopaedic Hospital PT (Los Angeles, États-Unis). Mme Bailey a souligné qu’en plus des objectifs principaux de l’atelier, la formation avait aussi eu l’avantage de standardiser les approches des soins. « L’autre raison pour laquelle nous faisons cela, c’est familiariser les médecins, le personnel infirmier et le ou la kinésithérapeute avec un système spécifique qui est l’interprétation d’image. Nous savons exactement quoi chercher, et nous pouvons discuter de l’image même si nous sommes à l’autre bout du monde. »
Je suis impressionnée par la mobilisation des médecins et des professionnel·les de santé ici, par leur volonté d’apprendre de nouvelles choses ; ils et elles retournent dans leurs pays et hôpitaux respectifs pour les transmettre et répandre les techniques […] c’est la meilleure manière de diffuser de nouvelles informations dans le monde entier.
— Dr Annette von Drygalski (MD), professeure de médecine clinique et directrice du Hemophilia and Thrombosis Treatment Center de l’Université de Californie (États-Unis)
Les participant·es sont venu·es de toute la région pour assister à l’atelier et renforcer leurs compétences. Le Dr Jan-Tyrone Cabrera (MD), professeur associé à l’Université de Santo Tomas à Manille (Philippines), déclare : « je crois que cette [formation] me sera très bénéfique […] je serai en capacité d’évaluer correctement et systématiquement ces articulations, et d’avoir une gestion efficace de la prise en charge pour les différents stades de l’arthropathie hémophilique. »
La Dr Pham Thu Hang (MD), consultante en rhumatologie à l’hôpital universitaire de Hanoï (Vietnam), explique ce qui l’a motivée à participer : « je suis vraiment ravie d’être ici aujourd’hui car je veux améliorer mes compétences pratiques à l’hôpital pour les soins aux patient·es atteint·es d’hémophilie ».
La Dr Annette von Drygalski (MD), professeure de médecine clinique et directrice du Hemophilia and Thrombosis Treatment Center de l’Université de Californie (États-Unis), qui était sur place pour former les participant·es, souligne l’impact des nouvelles technologies portables d’échographie. « Cette [nouvelle technologie] va changer notre pratique, car nous ne ferons plus l’injection de médicaments à l’aveugle », précise-t-elle, ajoutant que les participant·es sont avides d’amener de nouvelles techniques dans leur pays d’origine. Cet atelier a montré l’engagement de la FMH en faveur d’une capacité clinique durable et de meilleurs résultats de santé pour les personnes atteintes d’hémophilie dans le monde entier.










